Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 20:22

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J'ai décidé de participer à un nouveau challenge lancé depuis un certain temps par Nin4 car l'heure est désormais grave : les livres non lus traînent de partout dans mon appart', tout simplement parce que je ne peux pas m'empêcher d'acheter ce qui me fait envie dans une librairie, et comme j'y vais plus que régulièrement, le calcul est rapide...

Le principe est simple, bien qu'un véritable parcours du combattant pour moi les premières semaines je pense : ne pas acheter un seul livre avant d'avoir atteint son objectif de lecture dans la PAL. Vu l'état de la mienne, je commence très fort en m'inscrivant au dernier palier "Les super courageux de la mort qui tue" avec 55 lectures avant un prochain rachat... Le chemin va être long, mais mon tas de livres va m'en remercier très vite !

Par EmmaDorian - Publié dans : Challenges lectures
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Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 09:46

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Pour Aurélien, la vie était une curieuse abeille d'or qui brille au loin, s'envole, se grise de parfum en parfum, se cogne aux vitraux du soleil et cherche, dans l'immensité du ciel, le nectar de sa propre fleur.

 

Maxence Fermine, L'apiculteur.

Par EmmaDorian - Publié dans : La citation de la semaine
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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 20:00

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Comme promis, j'ai réalisé le tirage au sort ce vendredi, à 20h, pour découvrir qui était l'heureux gagnant de Dieu bénisse l'Amérique de Mark SaFranko). Vous étiez neuf participants, mais c'est MatthieuB qui aura le plaisir (ou pas, après tout ^^) de découvrir ce romancier que j'ai pour ma part vraiment apprécié (voir ma chronique) !

 

Même si le concours n'a pas eu le succès auquel je m'attendais (maison d'édition et auteur qui restent assez marginaux, ce qui a forcément influé sur le nombre de commentaires), je retenterai l'expérience prochainemement : cela me fait plaisir de faire découvrir des auteurs qui méritent bien plus que le peu de reconnaissance auquel ils ont parfois malheureusement droit ! 

 

Un grand merci à tous pour votre participation, et à très bientôt pour un prochain concours !

Par EmmaDorian - Publié dans : Concours
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 10:14

baudelaire par courbet

 

Il est un pays superbe, un pays de Cocagne, dit-on, que je rêve de visiter avec une vieille amie. Pays singulier, noyé dans les brumes de notre Nord, et qu’on pourrait appeler l’Orient de l’Occident, la Chine de l’Europe, tant la chaude et capricieuse fantaisie s’y est donné carrière, tant elle l’a patiemment et opiniâtrement illustré de ses savantes et délicates végétations.


Un vrai pays de Cocagne, où tout est beau, riche, tranquille, honnête ; où le luxe a plaisir à se mirer dans l’ordre ; où la vie est grasse et douce à respirer ; d’où le désordre, la turbulence et l’imprévu sont exclus ; où le bonheur est marié au silence ; où la cuisine elle-même est poétique, grasse et excitante à la fois ; où tout vous ressemble, mon cher ange.


Tu connais cette maladie fiévreuse qui s’empare de nous dans les froides misères, cette nostalgie du pays qu’on ignore, cette angoisse de la curiosité ? Il est une contrée qui te ressemble, où tout est beau, riche, tranquille et honnête, où la fantaisie a bâti et décoré  une Chine occidentale, où la vie est douce à respirer, où le bonheur est marié au silence. C’est là qu’il faut aller vivre, c’est là qu’il faut aller mourir !


Oui, c’est là qu’il faut aller respirer, rêver et allonger les heures par l’infini des sensations. Un musicien a écrit l’Invitation à la valse ; quel est celui qui composera l’Invitation au voyage, qu’on puisse offrir à la femme aimée, à la sœur d’élection ?


Oui, c’est dans cette atmosphère qu’il ferait bon vivre, — là-bas, où les heures plus lentes contiennent plus de pensées, où les horloges sonnent le bonheur avec une plus profonde et plus significative solennité.


Sur des panneaux luisants, ou sur des cuirs dorés et d’une richesse sombre, vivent discrètement des peintures béates, calmes et profondes, comme les âmes des artistes qui les créèrent. Les soleils couchants, qui colorent si richement la salle à manger ou le salon, sont tamisés par de belles étoffes ou par ces hautes fenêtres ouvragées que le plomb divise en nombreux compartiments. Les meubles sont vastes, curieux, bizarres, armés de serrures et de secrets comme des âmes raffinées. Les miroirs, les métaux, les étoffes, l’orfévrerie et la faïence y jouent pour les yeux une symphonie muette et mystérieuse ; et de toutes choses, de tous les coins, des fissures des tiroirs et des plis des étoffes s’échappe un parfum singulier, un revenez-y de Sumatra, qui est comme l’âme de l’appartement.


Un vrai pays de Cocagne, te dis-je, où tout est riche, propre et luisant, comme une belle conscience, comme   une magnifique batterie de cuisine, comme une splendide orfévrerie, comme une bijouterie bariolée ! Les trésors du monde y affluent, comme dans la maison d’un homme laborieux et qui a bien mérité du monde entier. Pays singulier, supérieur aux autres, comme l’Art l’est à la Nature, où celle-ci est réformée par le rêve, où elle est corrigée, embellie, refondue.


Qu’ils cherchent, qu’ils cherchent encore, qu’ils reculent sans cesse les limites de leur bonheur, ces alchimistes de l’horticulture ! Qu’ils proposent des prix de soixante et de cent mille florins pour qui résoudra leurs ambitieux problèmes ! Moi, j’ai trouvé ma tulipe noire et mon dahlia bleu !


Fleur incomparable, tulipe retrouvée, allégorique dahlia, c’est là, n’est-ce pas, dans ce beau pays si calme et si rêveur, qu’il faudrait aller vivre et fleurir ? Ne serais-tu pas encadrée dans ton analogie, et ne pourrais-tu pas te mirer, pour parler comme les mystiques, dans ta propre correspondance ?


Des rêves ! toujours des rêves ! et plus l’âme est ambitieuse et délicate, plus les rêves l’éloignent du possible. Chaque homme porte en lui sa dose d’opium naturel, incessamment sécrétée et renouvelée, et, de la naissance à la mort, combien comptons-nous d’heures remplies par la jouissance positive, par l’action réussie et décidée ? Vivrons-nous jamais, passerons-nous jamais dans ce tableau qu’a peint mon esprit, ce tableau qui te ressemble ?


Ces trésors, ces meubles, ce luxe, cet ordre, ces   parfums, ces fleurs miraculeuses, c’est toi. C’est encore toi, ces grands fleuves et ces canaux tranquilles. Ces énormes navires qu’ils charrient, tout chargés de richesses, et d’où montent les chants monotones de la manœuvre, ce sont mes pensées qui dorment ou qui roulent sur ton sein. Tu les conduis doucement vers la mer qui est l’Infini, tout en réfléchissant les profondeurs du ciel dans la limpidité de ta belle âme ; — et quand, fatigués par la houle et gorgés des produits de l’Orient, ils rentrent au port natal, ce sont encore mes pensées enrichies qui reviennent de l’infini vers toi.

 

Charles Baudelaire, Le spleen de Paris (1869)

Par EmmaDorian - Publié dans : La poésie de la semaine
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 10:08

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Par EmmaDorian - Publié dans : L'oeuvre d'art de la semaine
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 18:58

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Troisième roman faisant partie d'une série consacrée à Max Zajack, alter ego de l'auteur, Dieu bénisse l'Amérique revient sur son enfance d'immigré polonais né à Trenton (New Jersey) dans les années 1950 : misère sociale et parentale, difficultés d'intégration à l'école, premiers émois amoureux, etc. Ou comment on apprend ce qui a fait de Max un loser... 

 

Mark SaFranko a souvent été rapproché de certains autres auteurs de la contre-culture américaine comme Bukowski ou Fante... Même si j'apprécie Bukowski (je ne connais pas encore Fante, mais c'est pour bientôt), je ne ferai pas forcément le rapprochement. Oui, bien sûr, Max Zajack est un alter ego, comme Chinaski, mais autant sur le fond que sur la forme, la différence est flagrante. Le style est bien plus travaillé, sans pour autant être dénué de spontanéité. Le récit est de même bien plus construit et porteur de sens, en décrivant, par le regard d'un garçon immigré, la situation plus que misérable et inacceptable des immigrés aux Etats-Unis (qui est malheureusement toujours d'actualité). Cependant, nous ne sommes pas seulement dans une dénonciation désabusée de cette situation, mais aussi face à un regard teinté d'humour, parfois très noir, et de dérision, autant sur soi que sur la société qui entoure Max, donnant plus de légèreté à l'ensemble.

Le qualificatif de roman picaresque donné à ce récit lui correspond à mon sens parfaitement, autant parce que le personnage principal est un anti-héros poussé à son paroxysme (anti-héros parfois touchant d'ailleurs suite à ses maladresses ou à ses mésaventures) que parce qu'il décrit, parfois jusqu'à la caricature, une société donnée, pour la critiquer.  


C'était la première fois, avec ce roman, que je lisais Mark SaFranko (merci d'ailleurs à la nouvelle collection poche des éditions 13ème Note à 8 euros qui me l'a permis plus tôt que prévu ^^) : c'est une très bonne découverte, et je renouvellerai l'expérience plus que volontiers avec Putain d'Olivia et Confessions d'un loser. J'ai en effet vraiment envie de connaître la suite (même si les romans ont été écrits avant) de la vie de Max Zajack ! 

Par EmmaDorian - Publié dans : Roman - Communauté : Lecture sans frontières
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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 10:01

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Il est beau comme la rétractilité des serres des oiseaux rapaces ; ou encore, comme l'incertitude des mouvements musculaires dans les plaies des parties molles de la région cervicale postérieure ; ou plutôt, comme ce piège à rats perpétuel, toujours retendu par l'animal pris, qui peut prendre seul des rongeurs indéfiniment, et fonctionner même caché sous la paille ; et surtout, comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie !

 

Isidore Ducasse, dit Comte de Lautréamont, Les chants de Maldoror.

Par EmmaDorian - Publié dans : La citation de la semaine
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 12:20

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Deux frères, Sam et Dean Winchester, l’un étudiant à la fac de droit, l’autre bourlinguant par ci par là, sont amenés à se retrouver pour rechercher leur père : John n’a en effet pas donné de nouvelles depuis plusieurs jours alors qu’il est sur une « affaire ». Il faut entendre par « affaire » une chasse au monstre puisque John est un chasseur de créatures en tout genre (démons, fantômes…), qui a transmis son expérience à ses fils. Il a choisi cette voie après que sa femme a été tuée par un démon aux yeux jaunes, alors que Sam avait six mois. 

John a en fait disparu pendant qu’il traquait une Dame Blanche. Dean et Sam vont finalement résoudre cette affaire, sans pour autant retrouver leur père. Au retour chez lui, après cette chasse, Sam, qui avait quitté cette vie d’errance pour plus de stabilité, va à nouveau suivre son frère suite à un évènement tragique qui va remuer leur douloureux passé.

C’est alors le début de leurs pérégrinations fantastiques à travers les Etats-Unis, à la manière d’un road-movie, qui dure depuis sept saisons, pérégrinations durant lesquelles les frères Winchester vont prendre une place de choix dans les différents conflits surnaturels mettant souvent en question la survie de l’humanité…

 

Série découverte totalement par hasard il y a pas mal d’années en zappant un samedi soir sur M6, j’ai immédiatement accroché sur le premier épisode que j’ai vu (c’était justement le tout premier de la première saison).  D’abord parce que j’ai toujours apprécié le fantastique : ça tombe bien,Supernatural reprend les différents mythes et légendes existant dans le monde entier, de toutes les croyances ou religions possibles (vampires, loups-garous, démons, fantômes, dieux…).

Ensuite, parce que les frères Winchester sont, dès le premier épisode, dignes d’intérêt : ils dégagent d’emblée beaucoup de sympathie et on sent de suite que ce sont des personnages qui vont bien s’étoffer au fil du développement du scénario (ce qui s’avère rapidement être le cas). 

Egalement parce que c’est une série qui n’est pas dénuée d’humour : parodies, personnages aux répliques nazes mais drôles (surtout Dean), situations où les frères se trouvent ridiculisés… Beaucoup d’autodérision en somme, ce qui est très agréable.

Enfin, parce que certains épisodes sont de véritables hommages rendus au cinéma fantastique ou d’horreur : un des épisodes de la quatrième saison est en effet tourné en noir et blanc et nous met face aux monstres de la Hammer ; dans de nombreux autres, Dean fait des références à divers films, séries TV de plus ou moins grande qualité…

C’est sans compter aussi sur l’ambiance musicale qui nous plonge dans le hard-rock des années 1970-1980 : Kansas (dans le dernier épisode de chaque saison), AC/DC, Metallica, Blue Oyster Cult…, et sur la présence de la magnifique Chevrolet Impala noire de 1967 qui les suit au fil des épisodes.

En résumé, Supernatural est une série avec une atmosphère attentivement mise en place, qui nous entraîne brillamment sur la route avec les frères Winchester à la poursuite de créatures fantastiques. C’est cette atmosphère qui lui donne, à mon sens, toute son originalité par rapport à d’autres séries fantastiques, et surtout qui en fait son véritable intérêt : c’est la première série du genre dont je ne me lasse pas au bout de deux saisons.

 

Mais (parce qu’il y a un mais), suite à son succès, comme c’est trop souvent le cas dernièrement avec les productions télévisuelles, le scénario original, qui devait s’arrêter à la cinquième saison, a été rallongé…

Le résultat : histoire principale bien moins cohérente et intéressante car faite un peu trop à la va-vite, ce qui entraîne des maladresses très gênantes ou des passages inintéressants. En guise de comparaison, je prendrai Buffy contre les vampires, devenue complètement abracadabrante (ce qui est un comble pour une série fantastique) et ennuyante au fil des saisons. Je crains, après avoir terminé de regarder la septième saison il y a quelques jours, qu’on en arrive au même point avec Supernatural.

Malgré tout, les épisodes coupés de l’histoire principale sont toujours aussi drôles et passionnants, ce qui sauve encore le reste. A voir combien de temps cela durera…

 

Une série à voir et à revoir volontiers, même si elle commence à pécher par manque d’originalité, de cohérence et de « réalisme » dans son scénario principal. J’attends la huitième saison qui me fera, j’espère, changer d’avis !     

Par EmmaDorian - Publié dans : Ciné et TV - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 20:00

A l'occasion de l'arrivée de la collection poche des éditions 13ème Note, intitulée Pulse, j'ai décidé d'organiser un petit concours pour faire gagner un des romans parus dans cette collection : Dieu bénisse l'Amérique de Mark SaFranko.


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Voici la présentation qui en est faite sur le site internet de la maison d'édition :

" Dieu bénisse l’Amérique pose un regard teinté d’humour noir sur les jeunes années de Max Zajack. Souvent drôle et absurde mais aussi tragique, parfois amer, ce nouveau SaFranko, écrit à la première personne dans un style truculent et cru, se situe au croisement du récit picaresque et du roman d’apprentissage. Il y est question de l’enfance rude de Max au sein d’une enclave d’immigrés pauvres de Trenton, dans le New Jersey. Les premiers souvenirs qu’il a de sa mère Bash et de son père Jake sont empreints de violence. La vie des Zajack est une succession de mésaventures, de faux départs, de projets voués à l’échec. Max n’espère rien et n’obtient rien. On le suit à l’école catholique, où l’enseignement qu’on lui dispense n’est qu’une sinistre plaisanterie, puis dans le monde du travail où il exerce des emplois humiliants, sans perspective d’avenir. Il n’y a presque pas d’espoir dans ce livre, pas de consolations faciles, mais on s’attache à Max pour son ironie mordante, ses loufoqueries, sa curiosité et son instinct de vie. Au-delà, SaFranko pose un regard impitoyable sur l’Amérique des années 1950/60, abordant cette question essentielle : la perte des repères moraux dans une société cruelle, indifférente à nos aspirations. Le livre est un miroir tendu à une société sans âme, gangrénée par les valeurs matérielles, pervertie par la quête du luxe et de la réussite. Il nous arrache à notre confort en nous exposant la manière indigne dont sont traités ceux qui refusent la norme. Une fois encore, SaFranko ne ménage pas son lecteur dans ce récit explosif. Il nous secoue, nous « prend à la gorge et serre jusqu’à ce que les larmes coulent  " (Zsolt Alapi).

 

Pour ma part, j'ai déjà lu les cent premières pages, et je me régale !

Petite précision qui me semble importante : c'est un roman qui est particulièrement cru et violent dans les propos... Attention donc si cela vous gêne habituellement dans vos lectures, vous risqueriez de ne pas aimer du tout ! ^^

 

Si vous êtes intéressé par ce livre, il vous suffit de laisser un commentaire, et d'indiquer l'adresse de votre blog si vous en avez un. Les 15 premiers qui auront laissé un commentaire seront inscrits pour le tirage au sort, qui aura lieu vendredi prochain à 20h, et qui déterminera l'heureux gagnant du concours !

 

Bonne chance à tous !

 

Et avant de partir, vous pouvez allez faire un tour sur 13ème Note bien sûr !

Par EmmaDorian - Publié dans : Concours - Communauté : Lecture sans frontières
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 12:21

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Suite à l’explication de la rencontre fortuite entre ses parents dans une gare routière (entraînant leur mariage et sa naissance), Lua va raconter son enfance et son adolescence, ponctuées de drames et de situations ou de personnages étonnants. Cela va être l’occasion pour elle de se construire, en faisant fi (ou pas) de toute l’instabilité dont elle a été actrice ou spectatrice durant cette période…

 

Pour la petite histoire, j’ai connu Cécile Coulon parce qu’elle est un jeune auteur clermontois : elle présente ses romans dans les librairies ou à la fac, et je l’ai souvent croisée dans la librairie où je vais moi-même chercher mes bouquins. Je me suis intéressée à elle suite à tout ceci et suite à des commentaires plutôt élogieux sur ses premiers écrits. Ni une ni deux, je me suis alors procuré Méfiez-vous des enfants sages.

 

Et j’ai bien eu raison : j’ai adoré lire ce roman d’une petite centaine de pages !

Je l’ai trouvé remarquablement bien écrit, beau, poétique, avec des mots  choisis de manière très juste, des phrases efficaces qui touchent toujours au but : ressentir le mal-être, la joie, la peur, les doutes… des personnages, plus particulièrement de Lua, jusqu’aux dernières phrases. 

Je me suis franchement senti touchée, de manière viscérale, par le style de Cécile Coulon, par sa sensibilité, par son univers, et par l’histoire douce-amère qu’elle a choisie de raconter, au point d’avoir toujours, quelques jours après avoir terminé le roman, des passages qui me restent en tête de manière extrêmement précise.  

 

Cette lecture a vraiment été pour moi une sacrée rencontre avec un écrivain, ce que je n’avais pas connu depuis bien longtemps ! Mon prochain achat prévu est donc sans hésiter Le roi n'a pas sommeil, le nouveau roman de cet auteur, qui est paru il y a quelque temps. 

Par EmmaDorian - Publié dans : Roman - Communauté : Lecture sans frontières
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